Le travail social de rue reconnu par le Conseil de l’Europe

Le 26 février 2026, le Comité consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales[1] a publié son Cinquième avis sur le Portugal[2], et avec lui, une première historique. Pour la toute première fois, un document officiel du Conseil de l’Europe mentionne explicitement le travail social de rue comme forme d’intervention cruciale auprès des communautés vulnérables, dont les Roms.

Le rapport souligne le rôle des travailleurs sociaux de rue pour atteindre enfants, jeunes et jeunes adultes confrontés à de multiples obstacles tels que l’éducation, la santé, l’emploi ou encore la participation civique. Il insiste sur leur capacité à construire la confiance, prévenir les discriminations et renforcer l’autonomisation des communautés. Il cite également le site de Dynamo International – Street Workers Network (DISWN) et le Street Work Training Institute (SwTI) de Lisbonne comme exemple clé de formation spécialisée pour les professionnels du secteur.

Cette reconnaissance est le fruit du travail d’André Sousa, coordinateur national de Dynamo Portugal – Plateforme des travailleurs sociaux portugais et directeur du CAI (Conversas Associação Internacional). Engagé au sein du réseau et actif dans le plaidoyer auprès des instances européennes, il a participé aux travaux du Comité consultatif ainsi qu’à ceux d’ADI-ROM, le Comité d’experts du Conseil de l’Europe sur les questions roms et des gens du voyage.

Cette mention dans un document officiel du Conseil de l’Europe constitue une étape majeure pour la reconnaissance du travail de rue au Portugal et en Europe. Dynamo International est par ailleurs en cours d’obtention du statut d’observateur au sein du Comité consultatif. C’est une nouvelle étape qui viendrait renforcer encore l’influence du réseau sur les politiques européennes.

[1] Organe indépendant du Conseil de l’Europe, chargé de surveiller l’application de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, adoptée en 1995.

[2] Cinquième avis du Comité consultatif sur le Portugal, p. 25