Mbour, 19 décembre 2019 (APS)
Voici un article publié le 19 décembre 2019 par l’agence de presse sénégalaise (A.P.S.) qui rend compte d’une activité réalisée par le COSAED, Collectif des structures d’appui aux enfants en difficulté, qui est la plateforme nationale du Sénégal, membre de Dynamo International – Streetworkers Network.
Des membres de la société civile et des agents des services publics ont été sensibilisés sur la protection et la promotion des droits de l’enfant., a constaté l’APS.
A travers un atelier de deux jours qui a pris fin jeudi, à Mbour, le COSAED, par l’entremise d’un programme de sensibilisation, a voulu participer à la lutte ‘’pour un monde plus juste pour les enfants avec des droits connus et reconnus’’, renseigne son coordonnateur national, Siaka Coulibaly.
Ce programme, qui est mis en œuvre dans sept régions du pays, à savoir Kaolack, Kolda, Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Tambacounda et Thiès, vise à lutter contre toutes formes de violation des droits de l’enfant en renforçant les capacités des acteurs impliqués dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Selon M. Coulibaly, à l’instar des autres régions du Sénégal, celle de Thiès, dont fait partie le département de Mbour, est aussi caractérisée par une forte présence d’enfants en situation de vulnérabilité et de non accès aux droits fondamentaux des enfants.
’’Les enfants sont victimes d’exploitation, de traite humaine, de trafic, d’abus ou de sévices, si ce ne sont pas des violences sexuelles, au vu et au su de tout le monde sans que cela ne fasse l’objet d’une récrimination collective’’, a-t-il déploré, estimant que la problématique des enfants en difficultés, d’une manière générale, augmente de jour en jour.
’’Nous pensons qu’il va falloir intervenir en vue de changer la perception de la population face à ce phénomène, afin de contribuer à une meilleure protection des enfants en difficultés’’, a lancé le coordonnateur national du COSAED.
Dans le cadre de ses activités de sensibilisation, ce collectif vise surtout les parents. Il s’agit ainsi de les amener à prendre davantage conscience de ce phénomène et de leurs responsabilités par rapport à un tel problème.
Pour le directeur du centre d’adaptation sociale de Nianing, Mamadou Diéna, le projet de code de l’enfant gagnerait à être adopté pour une meilleure efficience dans les interventions et dans la prise en charge même des enfants.
’’Il faut accentuer et orienter la sensibilisation auprès des familles qui constituent la première cellule de base de la société, auprès des professionnels des médias, auprès des organisations communautaires de base, etc., et sur l’ampleur de la situation et sur l’urgence de prendre à bras-le-corps cette problématique qui gangrène la société et qui risque de compromettre l’avenir de notre jeunesse’’, a lancé Mr Diéna.

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